Confier son animal : la vraie difficulté des Pet Parents


Partir en vacances, s'absenter une journée, accepter une invitation de dernière minute... pour beaucoup d'humains de chats et de chiens, la question n'est jamais aussi simple qu'elle le paraît. Une étude récente menée par Toluna-Harris Interactive pour Hill's Pet met des chiffres précis sur une difficulté que de nombreux Pet Parents vivent au quotidien, souvent en silence.
Un chiffre qui dépasse largement l'anecdote
Sur les 1 031 possesseurs de chiens et de chats interrogés en France, 66% déclarent avoir du mal à confier leur animal à quelqu'un, que ce soit pour les vacances ou même simplement pour une journée.
Ce n'est donc pas une difficulté marginale, mais une réalité vécue par les deux tiers des humains d'animaux, quelle que soit la raison de l'absence.
Ce chiffre cache une nuance importante : 29% des répondants confient leur animal, mais toujours avec des réticences, tandis que 20% affirment ne jamais le confier, et 14% déclarent ne jamais le confier par principe. Seuls 37% des possesseurs disent y parvenir sans difficulté particulière.
Une difficulté encore plus marquée chez certains profils
Cette réticence à confier son animal grimpe nettement chez certains profils. Chez les possesseurs qui considèrent leur animal comme leur propre enfant, la difficulté atteint 75%, dont 42% qui confient leur animal "systématiquement" mais avec appréhension. Les habitants de la région parisienne (73%), les 18-34 ans (71%) et les propriétaires de chiens (70%) sont également surreprésentés parmi ceux qui trouvent cette situation compliquée.
Pourquoi cette difficulté de la garde animale est si répandue
Deux dimensions bien distinctes se cachent derrière ce chiffre, et l'étude les nomme explicitement : des questions logistiques (trouver une solution fiable, organiser la garde dans de bonnes conditions) et des questions affectives (la culpabilité de laisser son animal, l'inquiétude pour son bien-être en son absence). Ces deux dimensions se retrouvent d'ailleurs ailleurs dans l'étude :
20% des possesseurs reconnaissent avoir déjà refusé une invitation chez des proches par culpabilité de laisser leur animal seul à la maison, et 12% l'ont fait simplement par envie de rester auprès de lui.
Pour le chat en particulier, cette difficulté a aussi une explication comportementale bien connue des professionnels du secteur : contrairement à une idée reçue encore répandue, le chat n'est pas indifférent aux changements de son environnement ou de ses repères. Un changement de routine, de lieu, ou de personne responsable de ses soins peut représenter une vraie source de stress pour lui, ce qui explique en partie l'inquiétude légitime de nombreux humains à l'idée de le confier à n'importe qui, dans n'importe quelles conditions.
Le piège du "je ne le confie jamais"
Si l'inquiétude pour son animal est parfaitement compréhensible et légitime, la position extrême consistant à ne jamais le confier, quelles que soient les circonstances, mérite d'être questionnée. Elle peut conduire, comme le montre l'étude, à renoncer à des invitations ou à des moments de vie sociale, avec un coût réel pour l'humain lui-même. Elle peut aussi, paradoxalement, ne jamais habituer l'animal à un changement de repères occasionnel et encadré, ce qui rend chaque situation exceptionnelle (urgence médicale, imprévu familial) d'autant plus stressante le jour où elle survient malgré tout.
Ce qui change vraiment la donne
L'étude elle-même donne une piste précieuse pour dépasser cette difficulté : les leviers de réassurance les plus efficaces pour les Pet Parents restent un suivi organisé et rigoureux, ainsi que la confiance placée dans une personne compétente.
Cette même logique s'applique directement à la question de la garde : ce n'est pas l'acte de confier son animal qui pose problème en soi, c'est l'incertitude sur les conditions dans lesquelles cette garde va se dérouler.
Confier son chat à une personne qui connaît réellement son comportement, capable de repérer les signaux de stress, de respecter ses habitudes et de communiquer clairement pendant la garde, change complètement la nature de cette difficulté.
Ce n'est plus une question de renoncer à un moment de confiance, mais de le construire progressivement, par exemple avec une première rencontre avant la garde effective, des consignes claires transmises en amont, et un retour régulier pendant l'absence...
C'est précisément l'un des rôles qu'un catsitter formé au comportement félin peut jouer auprès des Pet Parents : non pas remplacer la vigilance de l'humain, mais lui permettre de s'absenter sereinement, en sachant que son chat reste dans un environnement familier, avec quelqu'un capable de comprendre ses besoins réels plutôt que de simplement "passer donner à manger".
Source : Étude Toluna-Harris Interactive pour Hill's Pet, "Pet Parents", réalisée auprès de 1 031 possesseurs de chien(s)/chat(s) de 18 ans et plus en France, du 3 au 10 août 2026 (méthode des quotas : sexe, âge, CSP, région).




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